La castration

La castration


Vous souhaitez que votre cheval, poney ou âne mâle puisse aller plus facilement au pré, ou que sa gestion au quotidien soit un peu plus simple ? Vous envisagez peut-être de le castrer. La castration est un acte chirurgical fréquent et souvent inévitable, mais il n’en est pas moins sans risque. Voici quelques explications :


La castration consiste en l’ablation des testicules, ce qui rend le cheval stérile (incapable de se reproduire), et stoppe la fabrication d'hormones sexuelles telles que la testostérone. Elle peut être réalisée à tout âge, avec des avantages et des inconvénients qui y sont liés. Les modifications ultérieures du comportement de votre cheval vis à vis des autres chevaux ou de l’homme seront variables, et le cheval peut garder son comportement d'étalon, surtout s’il a été castré tardivement. Veuillez noter que la fertilité est conservée pendant environ 1 mois après la castration. Il vaut donc mieux éviter de laisser le cheval avec des juments pendant cette période.


Cette chirurgie comporte des risques et des complications dont certaines peuvent mettre la vie de votre cheval en danger. Les complications les plus fréquentes de la castration, toutes techniques confondues, sont les œdèmes, les hémorragies, les infections, la hernie ou l’éviscération. Les complications plus rares sont la péritonite, la paralysie du pénis, les adhérences et boiteries chroniques.


Plusieurs techniques de castration existent et le choix de celle-ci vous appartient, tout en tenant compte des conseils de votre vétérinaire. Le choix de la technique va dépendre de nombreux facteurs dont : l’âge de votre cheval, son caractère et sa docilité, sa taille, son appartenance ou non à une population considérée comme étant à risque (telle que les trotteurs et les selles français de grand gabarit), son examen pré-opératoire et génital, l’environnement et le personnel disponible, le type de soins postopératoires, la durée de convalescence souhaitée, et le coût financier que vous êtes prêt à supporter. La castration peut être réalisée debout, couchée sans suture des plaies, ou couchée avec suture des plaies. Cette dernière technique s’effectue uniquement en milieu hospitalier, les deux autres étant faisables aussi bien en clinique qu’à domicile, si les conditions sont réunies.


La castration debout : Pour cette technique, le cheval doit être parfaitement abordable et accepter une palpation de la région scrotale. Les avantages de cette technique debout sont l’absence d’anesthésie générale, le besoin de moindre personnel, et en conséquence son moindre coût. Les risques majeurs sont dans ce cas l’œdème excessif (env. 25%), les infections (env. 7%), l’hémorragie (env. 5%) ou l’éviscération (env. 1%) .


La castration couchée sans suture des plaies : Les avantages de cette technique sont liés à la meilleure contention du cheval et une meilleure sécurité pour le personnel et le vétérinaire. La castration peut être réalisée comme précédemment à la pince avec les mêmes risques que ceux évoqués précédemment. A ces risques s’ajoutent ceux d’une anesthésie générale de courte durée (env. 0,3 % d’accidents liés au couchage, à l’anesthésie générale et au relevé).


La castration couchée avec suture des plaies (en milieu hospitalier) : Les risques associés à la castration sans suture des plaies sont très diminués, et notamment les complications d’éventration, d’œdème, d’infection, d’hémorragies. Une complication bénigne d’hématome des bourses est possible (env. 10%). La convalescence pourra être de plus courte durée. Par contre il y a des risques accrus liés à une anesthésie générale de moyenne durée (env. 0,3% d’accidents liés au couchage, à l’anesthésie générale et au relevé). Cette technique chirurgicale et l’anesthésie de moyenne durée pratiquée en milieu hospitalier induisent un coût significativement plus élevé.



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